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ROTHSCHILD & CO : Perspectives 2026 - Marché obligataire
9/1/2026

En 2025, le fait marquant a été la poursuite de la pentification des courbes de taux, désormais surtout portée par la partie longue. Cette évolution reflète le retour d’une prime de terme, exigée face à l’augmentation de l’endettement public et aux besoins de refinancement. La réduction du soutien des banques centrales via la baisse de leurs bilans a renforcé cette exigence de rémunération sur les maturités longues. Les marchés de taux se sont également davantage “synchronisés”, avec des effets de contagion entre zones. Dans ce contexte, le crédit a montré une bonne résilience, malgré un épisode de volatilité autour du “Liberation Day”. Les primes de risque se sont comprimées à des niveaux très bas, notamment aux États-Unis, mais les rendements globaux restent attractifs grâce au socle souverain.
Le crédit a aussi joué un rôle d’amortisseur face aux à-coups sur les dettes d’État, tout en attirant des flux importants. Les émissions nettes sont restées globalement dans les standards des années précédentes, avec une fin d’année particulièrement active. Pour 2026, le scénario central met en avant un changement de posture de la Fed, visant à réduire le risque de refinancement et donc la volatilité. L’idée d’un retour d’achats d’actifs et d’un soutien plus marqué au marché de la dette redonne de l’intérêt aux souverains, d’autant que la pente de courbe redevient positive. En Europe, la perspective combine une politique monétaire plus stable et un regain de croissance tiré par l’investissement allemand, tandis que le reste de la zone reste contraint budgétairement. Sur le crédit, l’horizon apparaît dégagé, mais certaines fragilités observées en dette privée rappellent l’importance de la transparence et du contrôle des risques.
Un point de vigilance concerne les besoins de refinancement concentrés vers 2028, en dette privée comme en high yield, dans un monde où l’IA bouscule des modèles économiques. Avec des primes de risque faibles, la prudence s’impose : si la macro tient, l’essentiel de la performance devrait venir du portage, mais la volatilité pourrait créer les meilleures fenêtres d’entrée. Les principaux risques identifiés restent une inflation plus persistante (et l’effet des tarifs), une pentification excessive suivie d’un revirement de la Fed, et un excès de levier via le M&A et les besoins d’investissement des géants technologiques.
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