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Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
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Obligations : le rendement redevient la première ligne de défense
9/9/2026
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Après une décennie marquée par des taux extrêmement faibles, le marché obligataire retrouve aujourd’hui une configuration beaucoup plus favorable aux investisseurs. Le point essentiel n’est plus seulement d’anticiper la direction des taux, mais de regarder le rendement auquel on investit au départ.
Dans les années 2010, les rendements étaient si faibles qu’ils n’offraient pratiquement aucune protection contre une remontée des taux. Lorsque celle-ci s’est brutalement matérialisée en 2022 et 2023, l’ajustement s’est donc traduit presque intégralement par des pertes en capital.
La situation est désormais différente. Avec des rendements obligataires sensiblement plus élevés, le portage constitue de nouveau un véritable amortisseur. Les coupons encaissés permettent d’absorber une partie de la baisse éventuelle des prix liée à une nouvelle tension des taux.
L’exemple américain est particulièrement parlant : sur les douze derniers mois, l’indice Bloomberg des bons du Trésor américain a affiché une performance totale positive alors même que le taux du Treasury à 10 ans progressait d’environ 60 points de base. Selon les estimations de Deutsche Bank, il faudrait désormais que le rendement du 10 ans américain remonte autour de 5,5 % sur un an pour que la performance totale devienne négative.
Cela change profondément la manière d’aborder la duration. La question n’est plus uniquement : « les taux vont-ils monter ou baisser ? » Elle devient plutôt : « le rendement actuellement offert rémunère-t-il suffisamment le risque de taux que je prends ? »
Des rendements élevés ne font évidemment pas disparaître le risque obligataire. Mais ils améliorent nettement le profil rendement/risque : davantage de portage, davantage de revenus réinvestis et surtout une marge de sécurité plus importante face à une remontée supplémentaire des taux.
Après plusieurs années durant lesquelles la performance obligataire dépendait largement de la baisse des taux et des plus-values en capital, le revenu redevient aujourd’hui le principal moteur de performance.
En quelque sorte, les obligations redeviennent des obligations.
Source d’inspiration : Jim Reid, Deutsche Bank Research / Financial Times.
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