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Newsletter de rentrée – Le point sur les marchés

1/9/2026

J’espère que vous avez passé d’excellentes vacances et que vous abordez cette rentrée en pleine forme.

Cette rentrée est l’occasion de revenir sur l’un des principaux enseignements de 2026 : le choix de la zone géographique et du style de gestion a souvent été plus déterminant que la sélection du fonds lui-même.

Les écarts de performance entre Croissance et Value, grandes et petites capitalisations, États-Unis, Europe, pays nordiques ou marchés émergents ont été particulièrement importants. Plus que jamais, l’allocation doit donc précéder la sélection des supports.

États-Unis – Small Caps Value, semi-conducteurs et grandes capitalisations Tech

Après plusieurs années dominées par les grandes valeurs technologiques, le marché américain s’est nettement élargi au cours de la première partie de l’année.

Les Small Caps Value ont notamment bénéficié de valorisations initialement plus raisonnables et d’une meilleure dynamique des financières, des industrielles et des valeurs domestiques.

Cette dynamique s’est toutefois quelque peu essoufflée depuis le début de l’été, après un rattrapage important. Nous conservons un intérêt pour les petites capitalisations rentables et Value, mais avec davantage de sélectivité.

À l’inverse, les semi-conducteurs continuent de très bien se comporter, soutenus par la poursuite des investissements liés à l’intelligence artificielle, aux data centers et aux besoins croissants en puissance de calcul.

Plus largement, les grandes capitalisations technologiques américaines tiennent également très bien. Le style de gestion "Croissance" reste donc incontournable dans les allocations.

Notre prudence porte moins sur la qualité des entreprises que sur les niveaux de valorisation atteints par certains leaders, qui laissent mécaniquement moins de place à la déception.

🌍 Actions mondiales – La Croissance reste porteuse, mais doit être diversifiée

À l’échelle mondiale, la technologie demeure l’un des principaux moteurs de performance.

La chaîne de valeur des semi-conducteurs reste particulièrement porteuse, avec des acteurs américains mais également asiatiques au cœur de la montée en puissance de l’IA, des data centers et des infrastructures technologiques.

Cette dynamique explique en partie la bonne tenue des indices mondiaux malgré une dispersion importante sous la surface. Les grandes capitalisations technologiques restent solides et continuent de peser fortement sur la performance des marchés actions mondiaux.

Sur cette thématique, Edmond de Rothschild SICAV – EDR SICAV Tech For Tomorrow A-EUR constitue selon nous une solution particulièrement intéressante pour s’exposer à la technologie mondiale et à plusieurs tendances structurelles de long terme.

Mais notre exposition à la Croissance ne repose pas uniquement sur la technologie. Nous cherchons également à diversifier ce biais vers des secteurs disposant de moteurs structurels propres.

Dans cette logique, Edmond de Rothschild Fund – Healthcare A EUR constitue depuis peu une solution intéressante pour diversifier l’exposition "Croissance" au niveau mondial et américain, à travers un secteur soutenu par l’innovation médicale, le vieillissement de la population et la progression structurelle des dépenses de santé.

Cette diversification permet de conserver une exposition aux grandes tendances de croissance tout en réduisant la dépendance à un nombre limité de grandes valeurs technologiques.

Europe – La Value reste porteuse

La Value européenne continue de bien se comporter, soutenue notamment par les financières, l’industrie et la défense. Après une importante revalorisation, elle n’offre cependant plus les mêmes décotes qu’il y a quelques années. Nous restons positifs sur ce style, mais avec davantage de sélectivité. Dans cette poche Europe Value, BDL Convictions nous paraît particulièrement pertinent pour capter cette dynamique à travers une gestion active et sélective, en complément d’une exposition plus large au marché européen.

Les Small & Mid Caps européennes restent également intéressantes après plusieurs années de retard relatif, même si leur dynamique s’est montrée moins franche depuis le début de l’été.

Pays nordiques – La force de la Value

Les pays nordiques constituent probablement l’une des meilleures illustrations de l’importance du couple zone géographique/style de gestion.

La très bonne performance de la Value nordique, portée notamment par les financières et les industrielles, montre qu’une allocation pertinente sur un style et une région peut avoir davantage d’impact sur la performance finale que l’écart entre deux bons gérants d’une même catégorie.

Sur ce segment, Fidelity Nordic constitue selon nous une référence incontournable pour s’exposer à la Value nordique.

Son positionnement permet de capter les spécificités de cette zone, avec des entreprises souvent moins représentées dans les grands indices européens et des secteurs qui ont largement participé au mouvement de revalorisation observé cette année.

C’est un point essentiel dans notre construction de portefeuille : avant de chercher le meilleur fonds, il faut d’abord chercher la bonne exposition.

Japon – Une dynamique toujours structurelle

L’amélioration de la gouvernance, les rachats d’actions, la progression des dividendes et une meilleure allocation du capital continuent de soutenir le marché japonais.

La Value a largement bénéficié de cette transformation. HMG Japan Fund C nous paraît à ce titre particulièrement intéressant pour s’exposer à cette poche Small Cap Value japonaise, en complément des expositions plus traditionnelles aux grandes capitalisations du marché.

Marchés émergents – La sélection des zones devient déterminante

Les marchés émergents ne doivent plus être considérés comme un bloc homogène.

Les trajectoires de la Chine, de l’Inde, de Taïwan, de la Corée, de l’Amérique latine ou encore de l’Europe centrale et orientale sont aujourd’hui très différentes.

Cette dispersion renforce selon nous l’intérêt d’une allocation géographique plus fine et de la gestion active.

La Chine conserve des valorisations attractives et de véritables leaders dans la technologie, la robotique ou les véhicules électriques. Mais une valorisation faible ne constitue pas à elle seule un catalyseur.

L’Asie reste également incontournable dans la chaîne mondiale des semi-conducteurs, avec Taïwan et la Corée au cœur de l’écosystème technologique mondial.

Dans une approche globale des marchés émergents, Fidelity Funds SICAV – Emerging Markets Fund A-ACC-EUR constitue selon nous une solution intéressante pour bénéficier d’une gestion active capable d’arbitrer entre les différentes régions, secteurs et entreprises.

Nous regardons également avec intérêt Generali Investments SICAV – Central & Eastern European Equity DX (C).

L’Europe centrale et orientale apporte une exposition beaucoup plus spécifique et moins présente dans les allocations traditionnelles, avec des moteurs économiques et sectoriels pouvant être très différents de ceux des grands indices émergents.

Cette approche illustre parfaitement notre conviction : sur les marchés émergents, la sélection de la zone géographique peut être au moins aussi importante que la sélection du fonds.

💳 Crédit – Du rendement, mais des spreads serrés

Le crédit conserve selon nous toute sa place dans les allocations grâce à un rendement embarqué encore attractif.

Sur la partie la plus prudente de l’allocation obligataire, nous privilégions la qualité, le portage et une duration maîtrisée.

Dans cette logique, R-co Conviction Credit Euro P nous paraît constituer une solution pertinente pour la poche obligataire moins risquée, avec un positionnement adapté à une recherche de rendement maîtrisé et un niveau de risque inférieur à celui des stratégies High Yield.

Pour compléter cette exposition avec une approche plus internationale, Mandarine Funds – Mandarine Global Target 2030 C nous paraît également intéressant afin de diversifier la poche crédit à l’échelle mondiale et de ne pas concentrer l’allocation obligataire uniquement sur l’univers euro.

Sur le High Yield, les rendements restent intéressants mais la marge de sécurité s’est réduite.

Après la forte compression des spreads, une nouvelle détente importante des primes de crédit paraît plus difficile à obtenir. Le rendement doit donc aujourd’hui davantage provenir du portage que d’une nouvelle contraction des spreads.

Dans cet environnement, Sextant SICAV – Sextant Regatta 2031 A et Edmond de Rothschild SICAV – EDR SICAV Millesima 2030 A-EUR nous paraissent constituer deux solutions pertinentes sur le segment High Yield, notamment dans une logique de portage et de visibilité sur l’horizon d’investissement.

La sélection des émetteurs et la maîtrise du risque restent néanmoins essentielles. Nous privilégions les entreprises disposant de bilans solides et d’une bonne capacité à générer du cash-flow, plutôt que la recherche du rendement maximal.

À ce stade, nous conservons une allocation obligataire diversifiée entre crédit Investment Grade et High Yield, avec une gradation du risque entre des solutions plus défensives, des stratégies de crédit mondial et des fonds High Yield à échéance.

Taux – Pas de pari sur la dette gouvernementale long terme

Les niveaux de taux américains et européens redonnent de l’intérêt à l’univers obligataire, mais nous préférons aujourd’hui capter ce rendement principalement à travers le crédit plutôt que via une exposition importante aux dettes souveraines de longue maturité.

Aux États-Unis, l’inflation, le déficit budgétaire et les besoins de financement importants du Trésor peuvent continuer à entretenir de la volatilité sur la partie longue de la courbe.

En Europe, même si une détente monétaire peut soutenir les obligations, la visibilité sur l’ampleur et le calendrier du mouvement reste limitée.

Nous n’intégrons donc pas aujourd’hui de dette gouvernementale long terme dans nos allocations.

Notre positionnement reste volontairement pragmatique : diversification entre High Yield et Investment Grade, recherche de portage et duration maîtrisée, plutôt qu’un pari directionnel important sur une baisse des taux longs.

🧭 Notre lecture pour cette rentrée

La principale leçon de 2026 est finalement celle de la dispersion.

La Value reste porteuse, même si elle est devenue plus chère. Les Small Caps Value américaines ont fortement rebondi avant de perdre un peu de momentum depuis le début de l’été. La Value nordique a, de son côté, délivré d’excellentes performances et illustre parfaitement l’importance du couple zone géographique/style de gestion.

Dans le même temps, les semi-conducteurs et les grandes capitalisations technologiques continuent de très bien tenir et restent des moteurs essentiels des marchés américains et mondiaux.

Nous conservons donc un biais Croissance, mais en cherchant à le diversifier. Edmond de Rothschild Tech For Tomorrow permet de capter les grandes tendances technologiques mondiales, tandis que Edmond de Rothschild Healthcare apporte une exposition à un autre moteur de croissance structurelle, notamment aux États-Unis et au niveau mondial.

Sur les marchés émergents, les écarts entre zones sont également considérables. Nous privilégions donc une approche plus granulaire, combinant une exposition globale via Fidelity Emerging Markets et des convictions géographiques plus spécifiques comme Generali Central & Eastern European Equity.

Sur l’obligataire, nous restons diversifiés entre crédit Investment Grade et High Yield. R-co Conviction Credit Euro P trouve sa place dans la partie plus prudente de l’allocation, tandis que Mandarine Global Target 2030 C apporte une diversification crédit mondiale. Sextant Regatta 2031 et Edmond de Rothschild Millesima 2030 constituent de leur côté des solutions que nous jugeons pertinentes sur le High Yield.

Il ne s’agit donc pas d’opposer systématiquement les styles de gestion Croissance et Value, grandes et petites capitalisations, marchés développés et émergents ou crédit et dette souveraine. L’objectif est de rechercher les meilleures combinaisons entre zone géographique, style de gestion, dynamique bénéficiaire, valorisation et niveau de rendement.

Zone géographique → Style de gestion → Sélection du fonds.

Le choix d’un excellent gérant reste essentiel, mais il ne peut pas compenser durablement une mauvaise allocation géographique ou un style de gestion défavorable.

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