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MANDARINE GESTION - Obligations : peut-on espérer plus que le portage ?

2/3/2026

En 2026, le  portage domine en obligations, mais certains segments offrent encore un  potentiel en plus.
 
Dans le sillage de 2025, l’année 2026 promet une année de « portage » pour le  marché obligataire. Celui-ci reste en effet généreux, entre 3 et 6% pour les  différents segments européens et en fonction du niveau de risque pris et de  la potentielle volatilité attendue. Mais quel potentiel de performance  supplémentaire ces différents segments obligataires offrent-ils aujourd’hui ?
 
Point de départ : un marché redevenu “porteur”
 
Depuis la correction de 2022, le grand changement est le retour avec des  rendements nominaux élevés sur la plupart des segments obligataires, ce qui  redonne au portage son rôle central dans la performance. Les flux massifs  vers les fonds obligataires observés ces dernières années illustrent que les  investisseurs ont clairement réarbitré en faveur de la classe d’actifs pour  capter ce portage, en particulier sur les fonds crédit où les très bons  fondamentaux des entreprises font passer la classe d’actif pour le nouveau «  safe haven » en Europe.
 
En ce début 2026, les taux réels de long terme sont toujours largement  positifs et donc attractifs. Les primes de crédit sont sur des niveaux  historiquement serrés (contre taux d’État) mais ont prouvé leur résilience en  2025, grâce à des fondamentaux d’entreprises toujours solides et des facteurs  techniques favorables en Europe. Les rendements offerts par les segments  crédit, y compris le plus « haut beta » comme le High Yield ou les dettes  subordonnées bancaires, apparaissent donc également toujours attractifs.
 
Dans le scénario macro actuel “croissance correcte, inflation en cours de  normalisation, banques centrales patientes”, la force de rappel sur les taux  longs est a priori limitée et cela renforce l’idée que, par défaut, le coeur  de la performance obligataire 2026 sera le portage plutôt que des gains  massifs en capital liés à une chute des taux.
 
Quels segments viser pour espérer plus que le portage ?
 
Certains segments se prêtent mieux que d’autres à l’ambition de “faire plus  que le portage”, à condition d’accepter un peu plus de complexité et de  risque, notamment une volatilité certainement plus forte que lors des trois  dernières années.
 
Sur les souverains « coeurs », le potentiel de  plus-value est essentiellement lié à un scénario d’aversion au risque ou de  rechute macro plus marquée que prévu. Une duration allongée sur des maturités  7-10 ans peut jouer le rôle de “protection optionnelle” en cas de choc, tout  en offrant un rendement de départ que l’on n’a que rarement vu au cours des  20 dernières années. Par ailleurs, le risque baissier des taux BCE (et FED)  nous semble supérieur au risque haussier de ces mêmes taux, ce qui peut  donner une performance supérieure sur les parties courtes.
 
Le crédit Investment Grade reste probablement le coeur  de la classe d’actifs obligataire en 2026 : le couple rendement/risque reste  attractif, soutenu par des fondamentaux d’émetteurs solides et un  environnement de croissance positif, sans être « expansif » pour les  entreprises. La performance au-delà du portage viendra certainement du « bond  picking » (secteurs, rating, dettes subordonnées) et de la gestion active de  la courbe plutôt que d’un resserrement massif des spreads.
 
High Yield et crédit plus risqué : les spreads sont  serrés mais certaines parties du segment (BB, émetteurs résilients, maturités  courtes) continuent d’offrir un rendement supérieur à l’Investment Grade, ce  qui laisse de la place pour du portage “amplifié” et, ponctuellement, des  resserrements de prime de risque. En revanche, l’espace pour les mauvaises surprises (hausse des défauts, refinancements compliqués) existe toujours, ce  qui rend crucial le travail de sélection et de diversification.
 
Dettes subordonnées bancaires et hybrides corporates :  les obligations AT1 bancaires offrent toujours le meilleur rendement (autour  de 6%) avec un risque crédit intrinsèque contenu en Europe et une sensibilité  aux épisodes de volatilité de moins en moins forte. Avec un rendement  inférieur (autour de 5%), les dettes hybrides « corporate » présentent  également un excellent couple rendement/risque. C’est typiquement un terrain  où l’on peut faire plus que le portage si l’on gère bien la volatilité et à  condition de rester attentif au calibrage de ces stratégies du fait de la  profondeur des « drawdown » en cas de stress.  
 
Enfin, les dettes émergentes font partie des segments avec  une prime de rendement attractive et un bêta plus élevé à la conjoncture  globale. Là encore, l’espoir de performance au-delà du portage repose sur  l’amélioration des fondamentaux, l’ancrage des devises face au dollar, et  l’absence de choc politique majeur, ce qui en fait des briques d’allocation  de diversification et à manier avec prudence.
 
En 2026, malgré l’accumulation des dettes des États et la hausse des risques  géopolitiques, “espérer plus que le portage” est possible. Ce n’est,  évidemment, aucunement garanti ni gratuit : cela suppose de prendre une part  de risque de taux et de crédit et surtout de s’appuyer sur une gestion active  capable de tirer parti d’un environnement instable et des marchés volatiles.  Le scénario central reste celui d’une année obligataire portée par la rente  du coupon, avec un supplément de performance qui dépendra de la trajectoire  macro, des décisions des banques centrales et de la façon dont tirer parti  des pics de volatilité pour rentrer sur les bonnes briques de diversification  obligataires.

 

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