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FIDELITY INTERNATIONAL : Sueurs froides

8/9/2026

Sueurs froides

Édito

Les vacances sont bel et bien terminées. Pas tant parce que les enfants ont retrouvé leur train-train scolaire mais surtout parce que les investisseurs sont revenus à une réalité économique urticante. Avec un environnement conjoncturel aux accents de réchauffement climatique où le mercure inflationniste vole bien au-dessus des normales monétaires, ils prennent conscience que la fin d'année risque d'être un tantinet compliquée. Les raisons de ce nouvel accès de stress ? La géopolitique - bien sûr ! - avec un regain de tensions au Moyen-Orient où chaque nouveau bombardement est une pilule de Viagra pour les cours du pétrole qui ont pris cinq dollars la semaine passée. Mais pas que. Comme si la coupe n'était pas déjà assez pleine, le climat y verse aussi sa contribution. Après la sécheresse estivale, le millésime super El Niño 2026 va apporter sa pierre à l'édifice dantesque. Avec un impact garanti sur les récoltes, l'agriculture mondiale et, de fait, une hausse significative future des prix des denrées alimentaires. Bref, l'inflation n'est pas prête de se calmer - surtout en Europe où les réserves de gaz sont, à l'arrivée de l'automne, au plus bas depuis six ans (voir graphique).

Dans ces conditions, la période des synodes monétaires qui s'ouvre cette semaine à Francfort, s'annonce déjà en sens unique : hawkish. S'il ne fait plus aucun doute que la BCE va procéder à un nouveau resserrement, les autres banques centrales devraient lui emboîter le pas. La BoJ l'a déjà laissé entendre. Et, avec 162 000 créations d'emplois le mois dernier outre-Atlantique - très au-dessus des attentes -, la Fed n'a plus d'arguments contre. En résumé, une inflation en hausse et des conditions de financement plus restrictives… De quoi donner des sueurs froides à des investisseurs plus sélectifs. En premier lieu sur le marché de la dette. Ce qui a déclenché la semaine passée un nouveau vent de panique sur l'obligataire. Et surtout le souverain où les États, habituellement privilégiés, doivent désormais faire la queue comme tout le monde pour se financer. Résultat :  leur rendement à 10 ans a pris un nouveau coup de chaud. Or quand le marché obligataire éternue, ce sont les actions qui s'enrhument. Dès lors, celles-ci pourraient donc connaître un automne moins fringant que ce qu'elles ont connu depuis le printemps.

Le graph. de la semaine :

Des taux de remplissage en gaz à des niveaux historiquement bas dans l'UE

Source : Datastream, septembre 2020 - septembre 2026

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