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FIDELITY INTERNATIONAL : L'Humeur des Marchés - Des envies d'ailleurs

3/2/2026

C'est vraiment dommage ! Pour une fois qu'il y avait matière à chasser l'ennui d'une conférence post-FOMC. Pression de la Maison Blanche, indépendance de la Fed, prochain patron de l'instance… La communauté financière pouvait au moins, secrètement, nourrir l'espoir d'une pincée de sel. Il n'en fut rien. Inflexible, Jerome Powell n'a pas voulu polémiquer davantage. Ni même dire s'il resterait au board de l'institution au-delà de son mandat. Le président de la Fed s'en est tenu à un simple diagnostic conjoncturel prescrivant un statu quo déjà largement dans les tuyaux. Pas pour asticoter l'occupant du Bureau ovale mais parce que cela tombe sous le sens. Avec un taux de chômage à 4,4 %, un PCE core à 2,8 % et une croissance autour de 2 %, l'économie américaine n'est pas vraiment à l'article de la mort. En tout cas, pas de quoi baisser une nouvelle fois les taux si ce n'est pour réveiller une inflation qui ne dort que d'un œil - déjà bien au-dessus de sa cible. Sauf changement radical des constantes économiques américaines, il ne faut donc pas s'attendre à une nouvelle baisse de taux avant l'arrivée de Kevin Warsh à la tête de la Fed.

Si la nouvelle a de quoi interroger les investisseurs, leur déception ne s'arrête pas là. La semaine passée, c'est aussi la tech qui a plombé l'ambiance sur les marchés. Et une fois encore, au cœur des tourments, le puits sans fond de l'intelligence artificielle leur donne le vertige des abysses. Cette fois-ci, ce sont les dépenses record de Microsoft au quatrième trimestre qui sédimentent un peu plus leur exaspération. À quand la monétisation de l'IA qui, sans retour sur investissement, semble surtout tenir jusqu'ici de l'artifice boursier ? D'autant que les cash-flow engloutis réduisent aussi progressivement la capacité de ces géants à rémunérer leurs actionnaires via des rachats d'actions. L'impatience est palpable et, dans la continuité de 2025, donne à ces derniers des envies d'ailleurs. Car, en l'espèce, les deux moteurs (monétaire et technologique) qui avaient permis aux marchés américains de rebondir l'an dernier sont désormais, si ce n'est en panne sèche, au moins sur le point de se mettre en veille.

Le graph. de la semaine :

Un indicateur de confiance aux Etats-Unis à un plus bas de 5 ans

Source : Datastream. Décembre 2020 - Janvier 2026

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