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FIDELITY INTERNATIONAL -L’Humeur des Marchés
10/3/2026

Édito
L'affaire sentait la poudre depuis quelque temps déjà. Forcément, avec Donald, quand les négociations dépassent le quart d'heure, ça peut vite dégénérer. Et c'est précisément ce qui s'est passé. Depuis le week-end dernier donc, le Moyen-Orient est en proie à la guerre. Et, bien sûr, en jetant une allumette dans une région aussi inflammable que stratégique, il fallait s'attendre à un retour de flamme sur les marchés. À commencer par ceux du pétrole où le baril a flambé de plus de 15 dollars la semaine dernière. Rien d’étonnant à cela, avec un détroit d'Ormuz sous la mitraille, par lequel transite plus de 20 % de la production pétrolière planétaire, la pompe régionale n’est pas loin d'être hors service. Pas de quoi chagriner les investisseurs qui roulent en Tesla mais au moins les alerter sur la tangente que pourrait prendre l'inflation et la croissance. Et, à leur suite, celle des taux directeurs de la Fed - voire, accessoirement, des autres banques centrales. La semaine passée, chacun avait ressorti sa calculatrice pour réévaluer la trajectoire du monde. Et, au son des canons, vendait tout ce qu'il y avait à vendre, à l'exception du dollar.
L'inconnue dans l'équation actuelle tient bien évidemment à la durée du conflit. Nous considérons que la hausse des cours du pétrole pourrait avoir un impact significatif sur l'inflation et la croissance au bout de trois à quatre mois. Mais est-ce qu'en pleine année de midterms et alors que l'opinion publique américaine ne partage pas forcément son goût pour les fantaisies militaires, Donald Trump souhaite-t-il vraiment s'éterniser au Moyen-Orient ? Pas vraiment, bien sûr. Surtout si l’on sait que chaque jour de guerre coûte 1 milliard aux contribuables américains. Pourtant, l’occupant de la Maison Blanche semble plus que jamais flou sur les contours de son opération. Et s’il a indiqué en début de semaine dernière que l’affaire serait pliée en quinze jours, Téhéran ne semble pas partager le même calendrier. Une incertitude sur la ligne d'horizon que les marchés détestent par-dessus tout et qui les contraint à une réévaluation constante de la prime de risque. Un exercice qui génère forcément de la volatilité mais invite surtout à rester diversifié tant entre les régions que les secteurs.
Le graph. de la semaine :
Choc sur les cours du pétrole

Source : Datastream, 31/12/2025 - 05/03/2026
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