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FIDELITY INTERNATIONAL - L’Humeur des Marchés
19/5/2026

Celle-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom
Édito
Ce n'est pas tous les jours que l'on peut se réjouir d'un coup de mou indiciel. Ces derniers temps, les marchés avaient été tellement à l'ouest du rationnel qu'on commençait à se demander s'ils en reviendraient. À regarder, depuis deux mois, la tangente du S&P 500 et du Nasdaq - qui ont encore battu des records la semaine dernière -, l'économie mondiale surferait pour une durée indéterminée sur une vague de croissance de plus de 10 % sans un récif à l'horizon. Ce, alors que le siphon d'Ormuz reste désespérément bouché dans l'attente de l'intervention technique d'un plombier. Alors certes, une fois encore, certains pourront invoquer l'IA et la promesse du grand remplacement économique - assorti d'un risque de désertification de l'activité humaine. Mais les investisseurs sont sur la tech ce que les enfants sont sur leurs écrans : lobotomisés. En plein déni de réalité. Et ils viennent de s'apercevoir que les effets de la pilule bleue qu'ils ont ingérée au début du conflit au Moyen-Orient, ne sont pas éternels. La semaine passée, la redescente a été rude avec un indice des prix à la consommation (IPC) aux États-Unis ressorti à 3,8 % en avril.
Depuis plus de deux mois, l'inflation est comme Voldemort : celle-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Pourtant avec un baril de pétrole qui plane au-dessus des 100 dollars, le risque de contagion à l'économie réelle est plus qu'évident. À côté, l'hantavirus peut passer pour un petit rhume des foins. Et, dans les six mois à venir, il y a plus de chances d'être immobilisé par la flambée des prix du pétrole que confiné par une nouvelle crise sanitaire. Au regard des nouvelles prévisions de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et de l'Opep, le déficit d'offre pétrolière serait même de nature à se muer en une pandémie planétaire. Un péril qui a jeté un coup de froid sur le marché obligataire, la semaine passée, où les rendements des emprunts d'État ont pris une tangente ascensionnelle (voir graphique). Reste désormais à savoir s'il ne s'agit là que d'un nouvel épisode de bipolarité des investisseurs ou un vrai changement de tendance sur les marchés en attendant une issue concrète au conflit dans le Golfe Persique.
Le graph. de la semaine :
Taux obligations d'état à 10 ans : focus sur l'Allemagne et les Etats-Unis

Source : Datatstream, 31/12/2000 - 15/05/2026
