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FIDELITY INTERNATIONAL - L’Humeur des Marchés : « Hawkishment vôtre »

21/9/2026

Comme Céline Dion à Paris, Kevin Warsh était attendu avec une certaine excitation la semaine dernière sur les marchés. Et il n'était pas forcément dans ses petits souliers étant donné qu'il s'apprêtait à donner un récital monétaire pas forcément du goût de la Maison Blanche. Qu'à cela ne tienne. Logiquement - et, qui plus est, à l'unanimité des membres du FOMC -, la Fed a donc relevé d'un quart de point son taux directeur désormais compris dans une fourchette de 3,75 % et 4 %. À quelques semaines des midterms, Donald Trump a beau pester contre cette décision, le patron de la Réserve fédérale n'avait pas vraiment le choix. L'éléphant dans la pièce est désormais trop imposant pour feindre de l'ignorer. D'autant que si le pachyderme a pris de l'embonpoint, c'est bien la conséquence de la politique menée par Donald Trump depuis qu'il est revenu aux manettes présidentielles. La guerre commerciale, l'an dernier, et celle au Moyen-Orient depuis février ont été de belles bouffées d'hélium pour une inflation déjà récalcitrante.

Comme en Europe, cette décision ne devrait pas vraiment changer la donne économique dans l'immédiat - ni l'issue du scrutin des midterms d'ailleurs. Alimentée par un choc énergétique, l’inflation se fiche bien du galbe des taux. Et puis, comme l’a souligné Kevin Warsh, l’économie américaine reste encore fringante. En tout cas, assez pour supporter des conditions de financement futures plus drastiques. Autant de raisons qui expliquent que cette première hausse - qui devrait en appeler d'autres - soit passée crème auprès des investisseurs. Plus que l'annonce, les marchés, dans leur ensemble, ont surtout exprimé leur soulagement quant à l'indépendance préservée de la Fed et la crédibilité de son patron. Celui-ci pouvait au moins se satisfaire de ne pas être le seul "hawkishment vôtre", la semaine dernière. Sans surprise, dans son sillage, la BoJ en faisait de même, vendredi. Si la BoE préfère se laisser encore un peu de temps, il apparaît désormais qu'un grand nombre de banques centrales est désormais engagé dans un serrage de vis monétaire. Une perspective qui n'est certes pas très emballante. Mais, au regard des derniers cycles, on peut se consoler en constatant qu'ils n'ont eu qu'un effet passager sur les indices actions (voir graphique).

Le graph. de la semaine :

Evolutions des taux directeurs aux Etats-Unis et marchés Actions mondiaux

Source : Datastream, 28/09/2001 - 18/09/2026

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