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FIDELITY INTERNATIONAL - Le détail fait la différence. La nouvelle ère de l’alpha. Comment capter l’alpha de demain ?
3/6/2026

- Générer de l’alpha ne relève pas uniquement des convictions, mais d’une prise de risque active plus délibérée.
- L’enjeu à présent est autant de renforcer la résilience que de générer de la performance de court terme.
- Les stratégies de gestion active couvrent aujourd’hui un large spectre, du systématique au discrétionnaire.
Andrew Wells, Directeur de la Gestion d’Actifs, Fidelity International
La gestion active évolue pour répondre à l’évolution des marchés et aux nouvelles attentes des investisseurs.
La gestion active entre dans une phase décisive. Après plusieurs années d’ajustement sous l’effet des pressions sur les coûts liées à la montée en puissance de la gestion passive, l’industrie est désormais remodelée par les intentions des investisseurs : comment naviguer face à l’incertitude, générer des performances plus résilientes et construire des portefeuilles capables de s’adapter aux changements de régimes de marché. La manière dont les investisseurs appréhendent l’alpha est donc en pleine mutation.
La demande pour de la gestion active demeure solidement ancrée dans la recherche de rendement, de croissance et de stabilité. Toutefois, plutôt que de considérer l’alpha uniquement sous l’angle d’une sélection de titres sans contrainte, les investisseurs s’attachent de plus en plus à comprendre comment les convictions issues de la recherche peuvent se traduire en résultats concrets au sein des portefeuilles. La gestion active dépasse désormais la simple surperformance d’un indice de manière isolée.
Pourquoi la gestion active redevient primordiale : disruption et dispersion
Cette évolution s’inscrit dans un contexte de transformation rapide et sans précédent des fondamentaux économiques. L’intelligence artificielle redessine les dynamiques de productivité et de concurrence à l’échelle des secteurs et des régions, tandis que la fragmentation géoéconomique reconfigure les chaînes d’approvisionnement mondiales et les décisions d’allocation du capital. Les cycles économiques sont ainsi devenus moins synchronisés, tandis que l’incertitude entourant la croissance, l’inflation et les taux d’intérêt s’est accentuée.
Dans ce contexte, les valorisations divergent de manière significative, à mesure que les anticipations s’ajustent rapidement et que l’écart entre les valeurs perçues comme gagnantes et perdantes se creuse. Cela crée un champ d’opportunités plus riche pour les sociétés de gestion capables d’analyser rigoureusement les fondamentaux et de positionner leurs portefeuilles avec discipline. Toutefois, à mesure que les dynamiques de marché, y compris celles liées aux corrélations entre classes d’actifs, deviennent plus complexes et moins linéaires, les investisseurs accordent une attention accrue à la manière de renforcer la résilience de leurs portefeuilles.
Au fond, l’investissement repose toujours sur trois décisions étroitement liées : où prendre du risque, combien en prendre et comment le gérer. Mais y répondre dans l’environnement actuel exige des expertises plus transversales, une recherche plus approfondie et prospective, ainsi qu’une compréhension plus fine des objectifs et contraintes propres à chaque investisseur. C’est à cette condition que les moteurs de risque et de performance gagnent en clarté et en pertinence, permettant ainsi d’instaurer la confiance au travers des différents régimes de marché.
Redéfinir l’alpha dans la pratique
Les expositions large aux marchés continuent de jouer un rôle essentiel via un accès efficient au bêta. Elles doivent toutefois désormais être complétées par des stratégies actives capables de gérer les risques et de capter les opportunités qui émergent lorsque les fondamentaux évoluent. Dans ce contexte, la gestion active vise autant à renforcer la résilience par la conception de solutions sur mesure qu’à créer de la valeur via des expositions de choix. De même, les convictions issues de la recherche visent moins une surperformance constante que l’amélioration des résultats à long terme des portefeuilles.
Cela étant dit, les stratégies actives peuvent à présent prendre de nombreuses formes. Des approches systématiques aux approches discrétionnaires plus traditionnelles, elles peuvent être déployées dans différents véhicules, en conciliant efficience, transparence et maîtrise. L’objectif n’est plus de définir un niveau de conviction en soi, mais de rendre le risque actif plus intentionnel, mesurable et aligné avec les décisions d’allocation globale.
À titre d’illustration, nous observons un intérêt croissant de la part des clients pour des solutions systématiques avec une discipline de risques, capables d’offrir des expositions sensibles aux indices tout en intégrant des signaux de recherche créateurs de valeur. Ces stratégies permettent notamment de prendre en compte le niveau de tracking error dès la construction du portefeuille, donnant ainsi aux investisseurs la possibilité de décider du degré de risque de marché qu’ils tolèrent.
Parallèlement, nous constatons un regain d’intérêt pour des solutions à forte conviction, susceptibles de s’écarter davantage des indices pour faire face à certains défis liés à l’environnement actuel. Ces derniers incluent notamment la hausse de risques thématiques et idiosyncratiques liés à la concentration accrue des marchés autour de quelques mégacapitalisations dominantes et souvent corrélées, la diminution de la diversification intrinsèque des indices qui en découle, ainsi que l’impact des flux guidés par le sentiment et le momentum sur la dispersion des performances à court terme. Dans ce contexte, une dispersion élevée constitue une caractéristique des marchés qu’il convient à la fois de maîtriser et de valoriser à travers une conception réfléchie des portefeuilles.
« La recherche demeure essentielle, mais la valeur dépend désormais de la combinaison de différentes sources d’alpha. »
Concevoir des solutions guidées par l’alpha
En définitive, nos clients souhaitent toujours bénéficier de la valeur générée par notre recherche, dont l’efficacité a été démontrée sur de longues périodes. Entre début 2010 et fin 2025, par exemple, les recommandations « achat » et « surperformance » de notre équipe mondiale de recherche actions ont généré une performance relative cumulée de 56,2 %, tandis que les titres associés à des recommandations « vente » et « sous performance » ont, en moyenne, sous performé de 18 %*.
Cependant, chaque client est unique et souhaite de plus en plus que les bénéfices de notre recherche soient délivrés d’une manière alignée avec ses propres contraintes, objectifs et spécificités. C’est pourquoi nous faisons évoluer en permanence notre gamme globale de solutions d’investissement, fondées sur la recherche, sur l’ensemble des classes d’actifs, afin de répondre à des profils de risque variés et à des objectifs d’investissement diversifiés.
À une extrémité du spectre figurent les stratégies Active+ non contraintes, conçues pour rechercher des niveaux d’alpha plus élevés au travers de portefeuilles concentrés et à forte conviction. Elles coexistent avec des briques cœur de portefeuille, fondées sur la recherche, reposant sur des processus d’investissement rigoureux et visant à délivrer un alpha régulier au sein d’allocations de portefeuille plus larges. Enfin, les expositions dites « smart », qui permettent un accès efficient en coûts à nos convictions de recherche, via des dispositifs transparents et fondés sur des règles explicites, permettant leur déploiement efficace à grande échelle.
Le nouvel âge de l’alpha ne se définit pas en opposition au bêta, mais par son intégration. La recherche demeure le socle fondamental, mais sa valeur se concrétise à travers une mise en œuvre réfléchie : la capacité à combiner des expositions stratégiques avec des sources d’alpha ciblées, en adéquation avec les nouvelles réalités économiques.
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