Toutes les informations disponibles sur le site Cros Assets ont un caractère exclusivement indicatif et ne constituent en aucun cas une incitation à investir et ne peuvent être considérées comme étant un conseil d’investissement. En aucun cas, les informations publiées sur ce site ne représentent une offre de produits ou de services pouvant être assimilée à un appel public à l’épargne, ou à une activité de démarchage ou de sollicitation à l’achat ou à la vente d’OPCVM ou de tout autre produit de gestion, d’investissement, d’assurance...
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Contactez les sociétés de gestion afin d’évaluer le risque des supports. Le présent site ne vise que les professionnels de la finance. Il n’est pas destiné à être consulté par des internautes non professionnels ne possédant pas l’expérience, les connaissances et la compétence nécessaires pour prendre leurs propres décisions d’investissement et évaluer correctement les risques encourus.

EDRAM : Lettre d'Investissement - Janvier 2026
6/1/2026

2026 : le retour d’un cycle d’investissement mondial
Un point de départ solide après une année 2025 très favorable
L’année 2025 s’est clôturée sur une dynamique globalement positive pour la plupart des classes d’actifs. La progression ne s’est pas limitée aux États-Unis : l’Europe et les marchés émergents ont également bénéficié d’un regain d’intérêt, tandis que l’évolution du dollar a pesé sur certaines performances.
Matières premières : un signal macroéconomique fort
La hausse des matières premières s’est affirmée comme l’un des faits marquants. L’or s’est distingué par une progression spectaculaire, rapidement suivie par d’autres métaux. Cette séquence, souvent observée lors des phases de réaccélération de l’investissement, peut être interprétée comme un indicateur avancé : l’économie entre dans une période où les dépenses productives reprennent le dessus.
CAPEX : réindustrialisation, défense et IA au cœur de 2026
Plusieurs tendances se superposent et alimentent un nouveau cycle de CAPEX : réarmement, relocalisations industrielles, modernisation des infrastructures, transition énergétique, et montée en puissance de la robotisation. À cela s’ajoute l’accélération de l’intelligence artificielle, dont les besoins en capacités (centres de données, réseaux, équipements) impliquent des budgets considérables.
La Tech : d’une logique financière à une logique industrielle
La conséquence est claire : une partie des liquidités jusque-là concentrées dans la sphère financière pourrait se transformer en investissements tangibles. Pour certains grands acteurs technologiques, cela signifie potentiellement davantage de dépenses, une trésorerie moins abondante et des arbitrages plus difficiles entre croissance, financement et retour aux actionnaires. Dans ce contexte, une normalisation progressive des valorisations et une moindre concentration des indices deviennent des scénarios crédibles.
Où se situent les bénéficiaires potentiels ?
Plutôt que de raisonner en termes de “tout ou rien” sur l’IA, l’enjeu consiste à identifier les segments directement portés par l’augmentation des investissements : infrastructures électriques, équipementiers, réseaux, cybersécurité, semi-conducteurs. Autrement dit, la chaîne de valeur de l’investissement pourrait prendre le relais des leaders historiques de la performance boursière.
États, banques centrales, banques : un triangle stratégique
Ce cycle d’investissement intervient alors que les finances publiques restent sous tension. Les déficits élevés et le poids de la dette limitent les marges de manœuvre budgétaires. Dans ce cadre, le système bancaire et les mécanismes de financement (notamment sur les maturités courtes) pourraient retrouver un rôle central, avec un environnement potentiellement plus favorable à la profitabilité bancaire si les courbes de taux se pentifient.
Implications d’allocation : privilégier la rotation plus que la rupture
L’idée directrice n’est pas un changement radical de cap, mais une rotation à l’intérieur des portefeuilles. Les actions demeurent attractives face aux obligations, tandis que sur le crédit, une approche prudente (qualité et duration courte) reste cohérente. Enfin, l’or conserve une place particulière comme actif de diversification dans un univers où les risques monétaires et budgétaires restent structurants.
Cliquer ici pour lire le document complet.
%20DEC%202025.gif)
