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EDRAM, Flash marchés : TACO trade - Un air de déjà-vu sur les marchés

26/1/2026

Après la montée des tensions autour du Groenland, le ton s’est apaisé à la suite du discours de Donald Trump à Davos, annonçant la suspension des hausses de droits de douane, des discussions avec l’OTAN et une réunion tripartite sur l’Ukraine.
En Europe, la France a choisi la voie du 49.3 pour faire adopter le projet de loi de finances 2026, entérinant un déficit public autour de 5 % du PIB, moins ambitieux que les objectifs initiaux.
Dans un contexte de fragmentation géopolitique accrue, Pékin cherche à se positionner comme un partenaire stable, renforçant son ancrage diplomatique et commercial, notamment avec le Canada et l’Europe.

La brusque montée des tensions autour du Groenland, après le refus du Danemark de céder l’île aux États-Unis, a ravivé le spectre d’une guerre commerciale transatlantique. Donald Trump a menacé l’Union européenne de nouveaux droits de douane, ciblant les huit pays engagés dans des exercices militaires conjoints au Groenland. Ces pays devaient faire face à une surtaxe de 10 % dès le 1er février, pouvant grimper à 25 % en juin, tandis que la France se trouvait sous la menace de droits de douane de 200 % sur ses vins et champagnes, suite au refus d’Emmanuel Macron de rejoindre le futur « Conseil de paix », proposé comme alternative à l’ONU. En réponse, Bruxelles a brandi plusieurs options : suspension de l’accord commercial signé l’été dernier, taxation de 93 milliards d’euros d’importations américaines et possible activation de l’outil anti coercition. Dans ce climat, la défiance vis à vis des actifs risqués s’est accrue, alimentant la hausse des taux souverains sur fond de craintes inflationnistes et d’augmentation des dépenses militaires.
La tonalité s’est toutefois apaisée après le discours de Trump à Davos, où il a déclaré qu’un recours à la force militaire ne serait pas nécessaire. Le président américain a évoqué des discussions fructueuses avec le secrétaire général de l’OTAN sur le Groenland et a annulé les menaces de hausse de droits de douane prévues à partir du 1er février. Par ailleurs, une réunion tripartite consacrée à la paix en Ukraine est prévue entre Américains, Ukrainiens et Russes. Cette détente géopolitique s’est reflétée sur les marchés avec un rebond des actifs risqués et une légère correction sur l’or qui s’est finalement approché cette semaine des 5 000 USD l’once.
Concernant la Fed, les investisseurs ont trouvé un motif d’apaisement dans le dossier Lisa Cook, les auditions devant la Cour suprême semblant confirmer un jugement favorable au membre du Board d’ici juin. Sur le plan des données économiques, l’inflation PCE de novembre est ressortie conforme aux attentes, tandis que la croissance du PIB du troisième trimestre a été révisée à la hausse, à 4,4 %.
En Europe, la France a choisi la voie du 49.3 pour faire adopter le projet de loi de finances 2026, entérinant un déficit public autour de 5 % du PIB, moins ambitieux que les objectifs initiaux.
En Asie, le Japon a annoncé la dissolution de la chambre basse et la tenue d’élections anticipées, ce qui a provoqué un écartement des taux souverains de long terme : le 40 ans a dépassé les 4 %, un plus haut historique. Face à cette réaction des marchés, les responsables politiques japonais tentent de rassurer, affirmant que les nouvelles mesures ne seront pas financées par davantage de dette. La BoJ a maintenu ses taux directeurs inchangés, tout en anticipant une croissance solide et une inflation proche de sa cible de 2 %. En Chine, la croissance du quatrième trimestre, à 4,5%, permet au pays d’atteindre son objectif annuel de 5%. Dans un contexte de fragmentation géopolitique accrue, Pékin cherche en outre à se positionner comme un partenaire stable, renforçant son ancrage diplomatique et commercial, notamment avec le Canada et l’Europe.
Dans cet environnement, nous restons constructifs sur les actions, avec une préférence pour le Japon et les marchés émergents. Les pays d’Amérique latine bénéficient de la dynamique positive sur des matières premières, tandis que le positionnement stratégique de la Chine soutient également la classe d’actifs. Sur la dette, la remontée des risques budgétaires nous incite à une approche prudente sur la partie longue de la courbe, tout en restant plus constructifs sur les maturités courtes, particulièrement aux États Unis. Nous conservons un biais positif sur la dette souveraine émergente, attractive dans un environnement de dollar plus faible, de taux courts orientés à la baisse et de retour des flux. Enfin, sur le crédit, les niveaux atteints sur le segment « Investment Grade » nous amènent à réduire légèrement notre pondération.

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