En cliquant sur « Accepter », vous acceptez le stockage de cookies sur votre appareil pour améliorer la navigation sur le site, analyser l'utilisation du site et nous aider dans nos efforts de marketing.
Retour

EDRAM - Flash Marchés : Peace piece, vers une accalmie au Moyen-Orient ?

21/6/2026

- La signature d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran a soutenu les marchés via une baisse des prix de l’énergie.

- Aux États-Unis, le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, a maintenu les taux inchangés mais a retiré le biais accommodant du communiqué, tandis qu’en Chine, l’économie reste marquée par une forte divergence entre la bonne tenue de l’activité extérieure et la faiblesse de la demande domestique.

- Après le mouvement de détente obligataire, nous sommes revenus à une position neutre sur les taux souverains américains et européens, avec une vigilance particulière sur les taux longs. Nous maintenons en revanche notre biais positif sur les actions, initié après la correction du début de mois.

La signature d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran, prévoyant l’extension du cessez-le-feu de 60 jours et ouvrant la voie à la réouverture du détroit d’Ormuz, a soutenu les marchés via une baisse des prix de l’énergie. De nombreuses incertitudes subsistent toutefois que ce soit concernant l’issue des opérations militaires, en particulier au Sud-Liban où Israël adopte une position plus intransigeante que Washington, ou du soutien effectif du Congrès américain, certains Républicains qualifiant déjà l’accord de capitulation. L’Iran en ressort pour l’instant grand bénéficiaire, avec la levée programmée des sanctions, le dégel des avoirs et un plan d’investissements de 300 milliards de dollars. Le respect des engagements mutuels, notamment sur le nucléaire, reste à confirmer.
Ces concessions illustrent l’intérêt du président Donald Trump à aborder les élections de mi-mandat avec une avancée visible sur ce dossier. Le chemin demeure néanmoins chaotique, comme en témoigne la poursuite du conflit au Sud-Liban et l’annulation de la rencontre prévue avec le vice-président américain en fin de semaine. La réouverture du détroit devrait permettre un retour du trafic global à son niveau d’avant-crise d’ici un mois. Sur le marché du gaz, en revanche, le Qatar a indiqué que 20 % de sa production, soit 4 % de l’offre mondiale de GNL, resterait indisponible pendant plusieurs années compte tenu des réparations nécessaires.

Aux États-Unis, le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, a maintenu les taux inchangés mais a retiré le biais accommodant du communiqué. La moitié des membres du FOMC s’était d’ailleurs prononcée pour une hausse. L’inflation totale et sous-jacente (3,6 % et 3,3 % contre 2,7 % en mars) reste nettement au-dessus de l’objectif, tandis que la croissance demeure résiliente (2,2 % après 2,3 %). Kevin Warsh impose son style en renonçant à donner une trajectoire explicite des taux et en lançant des groupes de travail chargés de revoir la stratégie monétaire. Les enquêtes dressent un tableau contrasté : l’indice Michigan ressort en hausse (48,9 contre 44,8), mais la production industrielle ralentit (+0,1 % en mai après +0,9 %) et l’immobilier faiblit (indice NAHB en repli). L’indice manufacturier de la Fed de New York se dégrade également, notamment sur les délais d’approvisionnement.

En Chine, l’économie reste marquée par une forte divergence entre la bonne tenue de l’activité extérieure et la faiblesse de la demande domestique : la production industrielle progresse de 4,5 % en mai (4,1 % en avril), tandis que les ventes au détail reculent de 0,6 % (après –0,2 %) et que l’investissement résidentiel chute de 16,2 % sur les cinq premiers mois de l’année sur un an. Dans la zone euro, l’activité industrielle ralentit également (+0,1 % en mai contre +0,4 % en avril).

La Banque d’Angleterre et la Banque nationale suisse ont, elles aussi, laissé leurs taux inchangés, la première dans un contexte de marché du travail tendu sans accélération de l’inflation, la seconde face à la force du franc suisse, qui pèse déjà sur les prix. À l’inverse, la Banque du Japon a relevé ses taux de 25 pb, comme attendu, portée par une croissance solide et une inflation salariale soutenue. Une intervention pour soutenir le yen reste probable, alors que la trajectoire budgétaire suscite des interrogations.

Nous demeurons prudents sur la lisibilité de la stratégie du nouveau comité de la Fed, malgré le discours centré sur la stabilité des prix. La banque centrale nous semble à la fois plus encline à remonter ses taux et exposée au risque d’être perçue comme « en retard » si elle renonce à agir. Après le mouvement de détente obligataire, nous sommes revenus à une position neutre sur les taux souverains américains et européens, avec une vigilance particulière sur les taux longs. Le mouvement ayant également profité aux actifs risqués, nous avons pris nos profits sur la dette émergente et sommes désormais neutres sur la classe d’actifs, dans un contexte où le dollar et la volatilité des taux pourraient repartir à la hausse. Nous maintenons en revanche notre biais positif sur les actions, initié après la correction du début de mois.

Cliquer ici pour pourrsuivre la lecture .

No items found.

Partager

Découvrir le fond

Equipe commerciale

Aucun membre de l'équipe n'a été ajouté...

Évènements

Aucun évènement à venir...

OPCVM Actions