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EDRAM : Flash marchés : Les marchés entre trêve géopolitique et indicateurs contrastés
15/2/2026

• La publication des indicateurs américains reste contrastée et entretient une certaine volatilité sur les taux.
• En Europe, les responsables politiques multiplient les appels à des réformes structurelles, alimentant l’espoir d’un « réveil européen ». En parallèle, la Banque de France prévoit une croissance française résiliente au T1 2026.
• Au Japon, la large victoire électorale de Sanae Taikaichi lui assure une majorité absolue au Parlement et la capacité de mettre en œuvre son programme, qui repose notamment sur des baisses d’impôts et une hausse des dépenses de défense.
Les tensions géopolitiques se sont quelque peu apaisées, malgré l’absence d’évolution notable dans les discussions entre l’Iran et les États-Unis. Les marchés se contentent pour l’heure de l’annonce de Donald Trump évoquant la possibilité d’un accord d’ici un mois. Cette perspective devra toutefois être confirmée, notamment par une réduction de la présence militaire américaine dans le Golfe ou par l’arrêt des préparatifs en cours sur les bases américaines.
La publication des indicateurs américains reste contrastée et entretient une certaine volatilité sur les taux. Côté activité, les ventes au détail ont déçu, ressortant à 0 % contre +0,6 % en novembre. L’indice NFIB de confiance des petites entreprises a légèrement reculé à 99,3 après 99,5 en décembre. L’indicateur ECI sur l’évolution des salaires s’inscrit à +0,7 %, soit son plus bas niveau depuis quatre ans. Les anticipations d’inflation à un an demeurent élevées, bien qu’en baisse, à 3,5 % contre 4% en janvier, tandis que les anticipations à cinq ans se sont redressées de 10 pb, à 3,4 %. À l’inverse, le marché de l’emploi a surpris positivement, avec 130 000 créations de postes contre 50 000 en décembre, un taux de chômage en repli à 4,3 % après 4,4 %, et une progression des salaires qui reste soutenue, à 3,7 % contre 3,8 % en décembre.
En Europe, la semaine a été marquée par de nombreuses prises de position de responsables politiques en faveur d’une accélération des réformes structurelles, nourrissant ainsi les attentes d’un « réveil européen ». Sigmar Gabriel, ancien ministre d’Angela Merkel, a par exemple plaidé pour un cofinancement des armées allemande et française. Sur le plan macroéconomique, la Banque de France anticipe une croissance française résiliente, comprise entre +0,2 % et +0,3 % au premier trimestre 2026. À l’inverse, la croissance britannique a déçu, à +0,1 % au dernier trimestre 2025, contre +0,2 % attendu.
En Chine, l’inflation globale est retombée à +0,2 % en glissement annuel, après 0,8% en décembre et l’inflation sous-jacente à +0,8 % après 1,2 %, en raison notamment des prix de l’énergie et des effets de base. Les prix à la production se sont en revanche redressés, à -1,4 % après -1,9 % en décembre, portés par l’amélioration des prix des métaux.
Au Japon, la large victoire électorale de Sanae Taikaichi lui assure une majorité absolue au Parlement et la capacité de mettre en œuvre son programme, qui repose notamment sur des baisses d’impôts et une hausse des dépenses de défense. Ces mesures sont susceptibles de soutenir l’inflation et d’inciter la Banque du Japon à poursuivre son cycle de remontée des taux, tout en apportant un soutien au yen. Les marchés restent toutefois très attentifs aux modalités de financement de ce programme, un point qui semble clairement pris en compte par la Première ministre.
Le risque politique britannique retient également l’attention, à la suite de la démission de proches collaborateurs de M. Starmer dans le contexte de la publication du dossier Epstein. Sa position apparaît fragilisée et un éventuel remplacement pourrait remettre en question le redressement de la trajectoire budgétaire. À court terme, le Premier ministre a néanmoins obtenu le soutien des principales figures de son parti. Ce risque pourrait toutefois revenir sur le devant de la scène, notamment après des élections locales qui s’annoncent difficiles pour le Parti travailliste en mai.
Dans ce contexte, nous maintenons une vue positive sur les actions, en priorité sur les marchés émergents et japonais, ainsi que sur le crédit. Nous restons également constructifs sur les taux émergents comme sur les taux américains, que nous avons renforcés, tout en conservant une approche prudente à l’égard du dollar.
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