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EDRAM : Flash Marchés : Le ressort est comprimé
26/7/2026

• Les affrontements entre les États-Unis et l’Iran ainsi que les attaques en mer Rouge ravivent les craintes sur l’approvisionnement énergétique, poussant le baril vers 100$.
• Les États-Unis réclament un budget militaire supplémentaire de 87 Mds$, tandis que Donald Trump annonce de nouvelles hausses de droits de douane.
• En zone euro, le ralentissement de l’inflation a permis à la BCE de maintenir ses taux inchangés lors de sa réunion de juillet.
Les frappes américaines contre des sites militaires et maritimes iraniens se sont poursuivies cette semaine, comme celles de l’Iran sur les installations militaires des pays voisins, alimentant les craintes d’une régionalisation du conflit. Les rebelles houthistes ont, de leur côté, menacé puis frappé des navires saoudiens en mer Rouge, une voie de transit alternative au détroit d’Ormuz. Ces développements ont ravivé les inquiétudes relatives au commerce énergétique et soutenu la remontée du pétrole vers 100 dollars le baril.
Israël demeure néanmoins à l’écart de cette reprise des hostilités, tandis que certains signaux suggèrent la poursuite des négociations, notamment l’éventualité d’un déplacement du ministre iranien de l’Intérieur au Pakistan et l’évocation d’un cessez-le-feu de dix jours.
Aux États-Unis, le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, a sollicité une enveloppe supplémentaire de 87 Mds$ pour financer un conflit dont le coût atteindrait déjà 37,5 Mds$. Dans ce contexte, le renouvellement des droits de douane instaurés au titre de la section 122 du Trade Act, prochainement arrivés à échéance, devient crucial. Donald Trump a ainsi annoncé de nouveaux droits de douane de substitution : 50 % sur certaines importations canadiennes, au titre de la section 338, pour un montant limité à 20 Mds$ - sur 382 Mds$ d’importations en 2025 - ainsi que des droits compris entre 10 % et 12,5 % sur les importations en provenance de 60 pays, dont l’Union européenne et la Chine. Ces mesures sont justifiées par une lutte jugée insuffisante contre le travail forcé, au titre de la section 301.
En zone euro, le ralentissement de l’inflation - de 3,2 % en mai à 2,8 % en juin pour l’indice global, et de 2,6 % à 2,4 % pour l’inflation sous-jacente - a permis à la BCE de maintenir ses taux inchangés lors de sa réunion de juillet. La banque centrale n’a pas apporté d’indications claires pour la suite, même si l’hypothèse d’une hausse a été évoquée. L’évolution du contexte au Moyen-Orient restera déterminante pour les prochaines décisions.
Au Royaume-Uni, l’entrée en fonction du nouveau Premier ministre, Andy Burnham, et sa volonté d’utiliser l’ensemble des marges de manœuvre budgétaires ont exercé une pression sur les taux. La nomination de l’ancien ministre de la Défense, John Healey, au ministère des Finances a toutefois rassuré les investisseurs. Le recul de l’inflation, de 2,8 % en mai à 2,6 % en juin, dans un contexte de croissance et d’emploi fragiles, devrait permettre à la Banque d’Angleterre de maintenir ses taux inchangés.
Au Japon, la faiblesse du yen a été accentuée par les craintes liées au coût économique de la hausse des prix de l’énergie. Le mécanisme de plafonnement des prix à la pompe pourrait en effet peser sur les finances publiques et accentuer le déficit budgétaire.
Estimant que l’escalade géopolitique récente pourrait davantage constituer
le prélude à un nouvel accord sur le détroit d’Ormuz qu’à une aggravation durable du conflit, nous maintenons notre surpondération des actifs risqués - actions et crédit à haut rendement - ainsi que des taux souverains et réels. Notre allocation géographique a été rééquilibrée en faveur des actions européennes et japonaises, afin de tirer parti de la correction récente et de renforcer notre exposition au cycle économique ainsi qu’aux exportations de ces deux régions. Nous conservons par ailleurs notre couverture sur le dollar, dans l’anticipation d’un nouveau mouvement de baisse.
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