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EDRAM - Flash Marchés : Éviter l’erreur de politique monétaire est toujours possible

6/7/2026

•  L’accord États-Unis-Iran libère le trafic pétrolier à Ormuz entrainant une baisse du Brent vers 70$/baril et nourrissant l’idée d’un choc énergétique désormais en voie de résorption.

•  Dans la zone euro, la progression des prix est restée limitée à 2,8 % sur un an, contre 3 % attendu et 3,2 % précédemment, tandis qu’aux États-Unis, la dynamique du marché du travail ralentit avec des créations d’emplois inférieures aux attentes.

•  En Chine, les indices PMI adressent un message plus rassurant, signalant une activité industrielle soutenue par une demande extérieure robuste.


Suite à l’accord entre les États-Unis et l’Iran, la reprise de la circulation des pétroliers dans le détroit d’Ormuz a provoqué une détente marquée sur les marchés de l’énergie. Le Brent est ainsi retombé proche de 70 $/baril, son niveau le plus bas depuis le début du conflit, alimentant la perception d’un choc énergétique désormais en voie de résorption. Ce recul des prix du pétrole a contribué à une baisse des anticipations d’inflation, permettant aux investisseurs de reléguer les risques géopolitiques au second plan.
Dans ce contexte, l’attention s’est concentrée sur le forum annuel de la BCE à Sintra, où le président de la Fed a souligné que les anticipations d’inflation s’étaient modérées mais il a réitéré la détermination de la banque centrale américaine à ramener l’inflation à 2 %. Christine Lagarde a, pour sa part, jugé que l’équilibre entre les risques d’inflation et de croissance s’était amélioré, tout en rappelant la priorité donnée à la stabilité des prix.

Les chiffres d’inflation de juin dans la zone euro sont venus appuyer ce discours, avec une progression des prix limitée à 2,8 % sur un an, contre 3 % attendu et 3,2 % précédemment. Cette hausse modérée s’explique en grande partie par le reflux de la composante énergie, dont la hausse se limite désormais à 8,7 % sur un an, après 10,8 % en mai. L’inflation sous-jacente, hors énergie et alimentaire, se tasse également à 2,4 % (2,5 % attendu, 2,6 % en mai), portée par un ralentissement des prix des services (+3,2 % contre 3,5 %).

Aux États-Unis, le marché du travail reste solide mais la dynamique ralentit : l’enquête JOLTS fait état d’une stabilisation des ouvertures de postes en mai, le taux de chômage baisse de 4,3 % à 4,2 % et les salaires rebondissent. Cependant les créations d’emplois non agricoles étaient inférieures aux attentes en juin (+57k vs 115k attendu et 129k en mai) avec une révision à la baisse de 74k pour les deux derniers mois.

Sur le front politique, Donald Trump a ravivé les tensions commerciales en menaçant d’appliquer des droits de douane pouvant atteindre 100 % aux pays instaurant une taxe sur les services numériques. Parallèlement, la Cour suprême américaine a confirmé l’indépendance de la Fed en jugeant que le Président ne pouvait pas limoger la gouverneure Lisa Cook, ce qui rassure les marchés sur la continuité de la politique monétaire.

Au Royaume-Uni, Andy Burnham indique ne pas vouloir détériorer les finances publiques, tout en menant un vaste effort de réindustrialisation et de renforcement des services publics. La Banque d’Angleterre doit toutefois composer avec un environnement moins porteur que sur le continent, mêlant ralentissement de l’activité, hausse du chômage et faiblesse des embauches.

En Chine, les indices PMI adressent un message plus rassurant, signalant une activité industrielle soutenue par une demande extérieure robuste. La demande intérieure demeure toutefois fragile et malgré le choc énergétique mondial, Pékin ne semble pas juger nécessaire d’annoncer de nouvelles mesures de soutien.

Dans cet environnement, nous continuons de privilégier les actions, principalement américaines et émergentes, qui bénéficient de fondamentaux économiques solides et de perspectives bénéficiaires positives. Nous avons également renforcé nos positions sur les actions aurifères avec la baisse des craintes sur une hausse imminente des taux de la Fed. Sur le marché obligataire nous préférons le crédit à la duration et nous sommes négatifs sur le dollar après le rebond du mois de juin.

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