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EDRAM : DES MARCHÉS MONDIAUX SUSPENDUS AUX SIGNAUX DE DÉSESCALADE AU MOYEN-ORIENT
2/4/2026

• Les marchés ont dans un premier temps salué chaque signal de désescalade : les taux souverains se sont détendus, soutenant un rebond des actions, tandis que le Brent a fluctué entre 100$ et 110$ le baril.
• Le discours de Donald Trump a ensuite douché en partie cet optimisme : tout en réaffirmant que la guerre serait « de courte durée », il a menacé de détruire toute installation énergétique iranienne en cas de refus de Téhéran de céder aux exigences américaines.
• En Chine, le PMI manufacturier de mars a atteint un plus haut depuis mars 2025, confirmant la résilience de l’activité et soutenant le yuan, tandis qu’au Japon l’indice Tankan manufacturier est resté bien orienté au premier trimestre.
La dynamique des marchés financiers a reflété cette semaine l’optimisme prudent des investisseurs, chaque signal de désescalade apparente au Moyen-Orient étant salué malgré l’absence de perspective concrète de réouverture du détroit d’Ormuz. Les déclarations ambivalentes de l’administration américaine, oscillant entre « discussions sérieuses » avec un « nouveau régime iranien », menaces sur les infrastructures énergétiques, hypothèse d’un retrait des troupes même si Ormuz resterait fermé alors que l’objectif de priver l’Iran de l’arme nucléaire serait atteint selon le président américain, ou encore le potentiel retrait des États Unis de l’OTAN faute de soutien suffisant de certains alliés – ont entretenu un climat d’incertitude.
Dans ce contexte de tensions persistantes, les marchés ont pourtant réagi positivement dans un premier temps : les taux souverains se sont détendus, soutenant un rebond des actions, tandis que le Brent a fluctué entre 100$ et 110$ le baril. Le repli des anticipations de nouvelles hausses de taux directeurs, combiné à un ton plus attentiste de Jerome Powell, a constitué le principal moteur de ce mouvement. Le discours très attendu de Donald Trump est toutefois venu doucher en partie cet optimisme : tout en réaffirmant que la guerre serait « de courte durée » (2 à 3 semaines encore), le président américain a menacé de détruire toute installation énergétique iranienne en cas de refus de Téhéran de céder aux exigences américaines. Les indices actions ont alors reculé, tandis que les taux souverains et le prix du pétrole repartaient à la hausse.
Au niveau macroéconomique, la zone euro a vu son inflation remonter à 2,5 % en glissement annuel, tirée par l’énergie, tandis que l’inflation sous jacente est restée contenue à 2,3 % et le chômage de février a légèrement progressé. Aux États Unis, les données témoignent d’une économie moins fragilisée qu’anticipé, l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board a progressé en mars, les ventes au détail ont surpris positivement, les créations d’emplois dans le secteur privé ont atteint 62 000 postes et l’ISM manufacturier est ressorti à 52,7, au dessus des attentes (52,3). Par ailleurs, en Chine, le PMI manufacturier de mars s’est inscrit à un plus haut depuis mars 2025, confirmant la résilience de l’activité et soutenant la vigueur récente du yuan, tandis qu’au Japon, l’indice Tankan manufacturier est resté bien orienté au premier trimestre.
Dans ce contexte marqué à la fois par un regain de volatilité et une macroéconomie globalement résilience, nous restons attentifs à l’évolution des discussions entre les États-Unis et l’Iran, tout en conservant une stratégie d’achat des replis sur les actions et une préférence, sur l’obligataire, pour le crédit et la dette émergente.
ACTIONS EUROPÉENNES
La semaine a été rythmée par un apparent paradoxe entre un discours politique se voulant rassurant et une réalité géopolitique toujours préoccupante. D’un côté, l’administration Trump continue de mettre en avant la perspective d’une fin prochaine du conflit au Moyen-Orient et de discussions en cours avec l’Iran, ce qui a ponctuellement ravivé l’optimisme des investisseurs qui restent toujours prudents néanmoins, et maintenu un Brent en dessous de 110$/B. De l’autre, la réalité du terrain avec l’absence de signaux crédibles de désescalade rappelle que le conflit reste loin d’être réglé, et que la réouverture effective du détroit d’Ormuz demeure l’enjeu central.
Sur le plan macroéconomique, les premières retombées du choc énergétique se matérialisent clairement en Europe : accélération de l’inflation en Espagne, en Allemagne, en France et plus largement dans la zone euro, avec une inflation totale repassant au-dessus de la cible de 2 %, essentiellement tirée par l’envolée des prix de l’énergie. Si l’inflation sous-jacente demeure contenue, la BCE insiste sur le risque d’effets de second tour et continue de préparer les marchés à de nouveaux relèvements de taux dans les mois à venir.
Du côté microéconomique, GTT souligne un niveau d’activité toujours très soutenu malgré le conflit au Moyen-Orient, grâce à la diversification des sources d’approvisionnement, tandis que la bonne dynamique commerciale se poursuit avec une nouvelle commande pour deux méthaniers LNGC. Par ailleurs, Nike a averti d’un recul de son chiffre d’affaires au quatrième trimestre, offrant un soutien relatif à Adidas, qui dispose ainsi d’une fenêtre pour renforcer sa position et défendre ses parts de marché. La foncière logistique Argan a publié des résultats du premier trimestre en ligne avec les attentes, confirmant ses perspectives de chiffres d’affaires pour l’année en cours. CSG a, de son côté, nettement reculé, les investisseurs sanctionnant des objectifs 2026 jugés décevants malgré la publication de résultats annuels solides, avec un bénéfice en hausse de 35,5 % sur un an. Enfin, la semaine a également été marquée par plusieurs annonces idiosyncratiques : Accor a annoncé la cession de sa participation dans Essendi pour un montant pouvant atteindre 975 M€ ; Unilever est en discussions avancées pour fusionner son activité agroalimentaire avec McCormick ; Alstom a décroché un contrat systèmes de 700 M€ dans la région AMECA ; et, après le renforcement de la participation d’Eiffage dans Getlink, Mundys s’apprête à porter la sienne autour de 25 % dans la société d’infrastructures du tunnel.
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