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EDRAM - Flash Marchés : Les marchés face à des signaux contrastés

28/6/2026

•    Malgré des points de blocage persistants entre l’Iran et les États-Unis, la réouverture du détroit d’Ormuz et la levée des sanctions sur le pétrole iranien ont ramené les prix du brut vers leurs niveaux d’avant-guerre.
•    L’économie américaine maintient une bonne dynamique, tandis que la zone euro connait un léger rebond des indicateurs, qui demeurent toutefois compatibles avec une conjoncture dégradée.
•    La baisse des prix du pétrole a favorisé le repli des taux américains, sans pour autant soutenir les actions, pénalisées par le retrait des valeurs technologiques.

Malgré de nouvelles tensions, des négociations ont débuté en Suisse le week-end dernier entre l’Iran et les États-Unis. Le détroit d’Ormuz a été rouvert et Washington a levé les sanctions sur le pétrole iranien. Si des points de blocage subsistent, en particulier sur le contrôle du détroit d’Ormuz et le programme nucléaire, l’entame des discussions a permis aux prix du pétrole de poursuivre leur repli et de revenir progressivement vers leurs niveaux d’avant-conflit.
La publication des indicateurs avancés PMI a confirmé la bonne tenue de l’économie américaine, de même que la révision à la hausse de la croissance du PIB du premier trimestre. En zone euro, avec l’atténuation des tensions géopolitiques, les indicateurs rebondissent légèrement mais restent sur des niveaux reflétant une situation économique dégradée avec un PMI Composite à 49,5 après 48,5, le mois précédent, et une hausse de la composante service de 47,7 à 48,9.

Aux États-Unis, l’inflation « PCE » s’établit à 4,1% en mai sur un an, en ligne avec les attentes. Cette hausse de l’inflation s’explique en partie par la progression des prix de l’énergie due au conflit au Moyen-Orient. Une partie des pressions inflationnistes devrait donc se réduire dans les prochaines semaines. L’inflation sous-jacente PCE s’établit à 3,4 % sur la même période, soutenue par les prix des services hors logement alors que le prix des biens reflue légèrement.

Associées à la baisse du prix du pétrole, ces données ont permis aux taux américains de baisser sur la semaine. Cela n’a cependant pas soutenu les actions qui sont en retrait, largement pénalisées par les valeurs de technologie qui avaient le plus progressé. Ainsi, les indices asiatiques, plus particulièrement l’indice coréen Kospi ont été très volatils sur la semaine.

Au Royaume-Uni, l’attention était centrée sur l’environnement politique. Le premier ministre Keir Starmer a démissionné en début de semaine. Andy Burnham se situe parmi les favoris pour lui succéder, après sa large victoire à la législative partielle. Mais l’incertitude reste présente sur l’orientation de la politique budgétaire du nouveau gouvernement.

Dans cet environnement, nous continuons de privilégier les actions, principalement américaines, qui bénéficient de fondamentaux économiques solides et de perspectives bénéficiaires positives. Notre vue sur la duration est actuellement neutre avec un positionnement plus restrictif des banques centrales. Nous sommes passés négatifs sur le dollar après le rebond observé ces derniers jours.

Actions européennes

Entre premières publications du deuxième trimestre et IPOs à venir dans les secteurs de la défense et du spatial, la semaine est une nouvelle fois restée animée sur les marchés européens. En revanche, les investisseurs continuent de concentrer leurs allocations sur les mêmes thématiques de fond : l’intelligence artificielle, l’énergie et l’électrification représentent désormais près des deux tiers de la performance du STOXX Europe 600 depuis le début de l’année, tandis que leur poids dans l’indice est passé de 19 % à 24 %.

Sur le plan macroéconomique, les indices PMI européens se sont révélés légèrement supérieurs aux attentes et en amélioration par rapport au mois précédent, tout en restant en zone de contraction à 49,5. En France, le secteur manufacturier est repassé au-dessus du seuil des 50, tandis que les services ont agréablement surpris malgré un niveau encore inférieur à cette barre.

Du côté microéconomique, l’actualité a principalement été marquée par les opérations stratégiques. Dans la consommation, Danone poursuit son développement dans la nutrition santé avec l’acquisition de l’australien MADE Group. Les opérations de fusion-acquisition restent également très présentes : Segro a rejeté une offre de Prologis assortie d'une prime de 25 %, tandis qu’easyJet a refusé une quatrième offre de Castlelake tout en laissant la porte ouverte à des discussions. Dans la santé, Sanofi a nommé un nouveau directeur de la Recherche & Développement, fort de quinze années d’expérience chez Roche. Dans l’assurance, Allianz a alerté sur une hausse attendue des indemnisations liées aux navires endommagés durant le conflit entre l’Iran et les États-Unis. Enfin, dans la défense, le gouvernement allemand envisagerait de revenir sur le contrat des six frégates F126 initialement attribué à Rheinmetall au profit de TKMS, dont l’offre était jugée plus compétitive avec des délais de livraison plus courts.

Les premières publications du deuxième trimestre ont également commencé à rythmer la semaine. OVHcloud a publié des résultats conformes aux attentes, portés par une croissance toujours soutenue du cloud public, tandis que Trigano a déçu avec une activité camping-cars plus faible qu’anticipé. Le groupe pourrait néanmoins accélérer son programme de rachats d’actions, fort d’une situation de trésorerie toujours très solide.

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