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EDRAM - Flash Marchés : Entre Téhéran et Washington, un dialogue au long cours
20/4/2026

• Aux États Unis, les dernières données confortent un biais inflationniste lié à la transmission des droits de douane et aux services.
• La croissance française s’est montrée résiliente au premier trimestre 2026 (+0,3 %), alors que l’Allemagne a revu ses prévisions de croissance à la baisse, à 0,5 % et 0,9 % pour 2026 et 2027 (contre 1 % et 1,7 % auparavant), reflétant sa plus grande dépendance aux énergies fossiles.
• En Chine, la croissance du PIB au premier trimestre, à 5 %, ressort légèrement au dessus des attentes (4,8 %), portée par une production industrielle en hausse.
Le marché reste suspendu à l’évolution des pourparlers irano américains, relancés à Islamabad le week end dernier, en parallèle de l’ouverture de discussions entre le Liban et Israël. Ce premier cycle de négociations s’est soldé par un échec, butant notamment sur le refus des États Unis d’accorder à l’Iran un droit de contrôle sur le détroit d’Ormuz et sur le refus de Téhéran de limiter son programme nucléaire. Dans la foulée, Washington a mis en place un blocus des ports iraniens, déployé des troupes supplémentaires et averti la population américaine du risque de prix durablement plus élevés, tandis que la Chine appelait à la désescalade.
Malgré cet échec initial, les signaux d’une poursuite du dialogue se sont multipliés au cours de la semaine : accord de cessez le feu de dix jours entre Israël et le Liban, échos de propositions iraniennes portant sur la possibilité d’une voie de passage libre au large des côtes omanaises du détroit d’Ormuz, ou encore sur l’envoi vers un pays tiers de confiance d’une partie de l’uranium enrichi, assorti d’une suspension temporaire du programme nucléaire. Un désaccord majeur subsiste toutefois sur la durée de cet accord (entre 5 et 20 ans). Parallèlement, une trentaine de pays, emmenés par la France et le Royaume Uni, ont annoncé travailler à la constitution d’une flotte de sécurisation du détroit, lorsque les conditions le permettront. Faute de convergence suffisante, les discussions ont glissé en fin de semaine vers l’hypothèse d’un cessez le feu temporaire de 60 jours, permettant une réouverture progressive du détroit mais repoussant encore la perspective d’un accord de paix durable.
Aux États Unis, les dernières données confortent un biais inflationniste lié aux droits de douane – que le Trésor prévoit de remplacer dès juillet pour ceux jugés illégaux – et aux services, dans un contexte où la politique migratoire continue de contraindre l’offre de travail malgré des créations d’emplois modestes. La croissance des salaires en mars atteint 3,9 % selon la Fed d’Atlanta, l’inflation totale ressort à 3,3 % en glissement annuel contre 2,4 % précédemment, et l’inflation sous jacente remonte légèrement à 2,6 % contre 2,5 % précédemment. La composante énergie bondit de 10,9 %. L’inflation des prix à la production reste mieux contenue, avec une stabilité à 3,8 % hors énergie et alimentation. Les anticipations d’inflation des ménages américains se redressent nettement à un an (5,8 % contre 3,8 %), tandis que celles à moyen terme, suivies de près par la Fed, progressent plus modérément (3,4 % contre 3,2 %). La confiance des consommateurs de l’Université du Michigan recule à 47,6 en avril contre 53,3 en mars, et celle des PME fléchit à 95,8 en mars après 98,8 en février. Dans ce contexte, plusieurs banquiers centraux, à l’image de Alberto Musalem, plaident pour un maintien des taux cette année, avec une inflation attendue autour de 3 %, même si d’autres, comme Beth Hammack, n’excluent pas une nouvelle hausse.
En Europe, l’Allemagne a annoncé des mesures de soutien pour lutter contre l’inflation, tandis que l’Italie a présenté un plan de soutien d’un milliard d’euros, se heurtant toutefois au refus de Bruxelles d’envisager une dérogation supplémentaire aux règles budgétaires. La France, contrainte par un déficit élevé, s’est pour l’heure limitée à des annonces structurelles en matière d’électrification. L’inflation en zone euro remonte légèrement à 2,6 % en mars, après 2,5 %, avec une inflation sous jacente stable à 2,3 %. La croissance française s’est montrée résiliente au premier trimestre (+0,3 %), alors que l’Allemagne a revu ses prévisions de croissance à la baisse, à 0,5 % et 0,9 % pour 2026 et 2027 (contre 1 % et 1,7 % auparavant), reflétant sa plus grande dépendance aux énergies fossiles, comme le souligne également le FMI. Dans ce contexte d’incertitude, les récentes déclarations des membres de la BCE plaident pour un statuquo en avril, avant une possible hausse ultérieure ; Joachim Nagel estimant qu’un relèvement des taux dès avril serait une erreur.
En Chine, la croissance du PIB au premier trimestre, à 5 %, ressort légèrement au dessus des attentes (4,8 %), portée par une production industrielle en hausse de 5,7 %, tandis que la contribution des ventes au détail reste limitée à 1,7 %, en deçà des 2,8 % anticipés.
En dépit des tensions liées notamment aux négociations en cours, la poursuite du dialogue nous incite à maintenir nos expositions aux actifs risqués, du côté des actions comme du crédit, et à les renforcer ponctuellement sur des phases de repli. Nous maintenons une vue constructive sur la duration, en particulier sur les parties courtes de la courbe, dans la perspective d’une résolution plus durable du conflit qui permettrait une révision à la baisse des anticipations de taux des banques centrales.
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