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Août : les actifs risqués résistent, entre soutien de l’IA et tensions sur les taux longs
1/9/2026

Le mois d’août a offert un environnement plus favorable aux actifs risqués, avec une nouvelle fois la technologie en première ligne. Les résultats du deuxième trimestre ont globalement rassuré les investisseurs, notamment sur la capacité des grandes entreprises technologiques à absorber l’ampleur des investissements consacrés à l’intelligence artificielle.
L’IA reste ainsi l’un des principaux moteurs structurels des marchés actions. Les comparaisons avec la bulle technologique de la fin des années 1990 persistent, mais le contexte est sensiblement différent : la croissance des bénéfices est bien réelle et les infrastructures liées aux centres de données affichent des niveaux d’utilisation élevés.
Cela ne signifie pas pour autant que tous les risques ont disparu. Valorisation, concentration des clients, financement des investissements, contraintes d’approvisionnement et intensification de la concurrence devront rester au cœur de l’analyse dans les prochains mois.
Sur le plan macroéconomique, l’inflation américaine de juillet est restée globalement conforme aux attentes, tandis que plusieurs indicateurs témoignent d’un ralentissement progressif du marché du travail. La modération des créations d’emplois et des salaires pourrait devenir un élément déterminant pour la politique monétaire américaine.
Les banques centrales restent donc au centre du jeu. À Jackson Hole, le discours américain est resté vigilant face au risque d’une inflation persistante, alors que la Banque d’Angleterre semble davantage préoccupée par la dégradation de la dynamique économique et de l’emploi.
Sur les actions, les annonces commerciales ou géopolitiques peuvent provoquer des épisodes de volatilité, mais leur importance devra surtout être appréciée à travers leurs conséquences concrètes sur la consommation, les investissements des entreprises et les chaînes d’approvisionnement.
Du côté obligataire, la partie longue des courbes souveraines demeure sous pression. L’augmentation des déficits publics, les besoins considérables d’émissions et l’évolution de la demande des investisseurs structurels entretiennent une prime de risque plus élevée sur les maturités longues.
Aux États-Unis, le Trésor dispose néanmoins d’une marge de manœuvre importante dans la gestion de ses émissions et pourrait continuer à privilégier les maturités plus courtes, dont le coût de financement reste inférieur.
Le crédit a pour sa part profité du regain d’appétit pour le risque, avec un léger resserrement des spreads. Certaines poches de marché commencent toutefois à faire apparaître des décotes intéressantes, à l’image de plusieurs BDC américaines désormais valorisées sous leur actif net.
Les marchés de l’énergie demeurent plus difficiles à lire. Le pétrole reste très sensible aux développements géopolitiques et aux variations de l’offre en provenance du Golfe, tandis que le gaz naturel européen conserve une dynamique spécifique et des niveaux de prix élevés.
Au final, le mois d’août confirme un environnement encore favorable aux actifs risqués, mais également plus exigeant en matière de sélection. Entre valorisations élevées, dispersion croissante et tensions persistantes sur les taux longs, la capacité à distinguer les véritables dynamiques bénéficiaires des simples effets de momentum devrait rester essentielle.
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